Polémique : Alain Minc se paie Guillon qui se paie Minc
L’affaire Stéphane Guillon n’en finit pas de faire des vagues. Et cette fois, ce n’est pas sur les ondes radio, mais dans les colonnes de « L’Express ». Dans sa livraison datée du 22 avril, l’hebdomadaire publie un portrait sans concession de l’humoriste de France Inter brossé par Alain Minc.
A l’origine, le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy devait lire ce portrait en réponse à celui supposé que devait lui consacrer Stéphane Guillon. Mais, ce matin du 14 avril où il était l’invité de la Matinale de France Inter, l’humoriste lui avait préféré le président de France Télévision Patrick de Carolis.
« Qui imaginerait que l’homme le plus puissant de France se cache derrière des yeux globuleux vidés par la bêtise ou, qui sait, par la cocaïne ? (…) Qui devinerait que le pourfendeur de silhouettes – « petit pot à tabac » et « yeux de fouine » – pourrait être, hommage du vice à la vertu, si répulsif ?», écrit Alain Minc qui poursuit : « Qui croirait que la nouvelle affaire Dreyfus concernerait un humoriste sans culture, un penseur sans tête, un histrion sans talent ? Voilà. Afin que Stéphane Guillon découvre à son tour les charmes de la chasse au faciès ».
Voilà au moins qui est clair : Alain Minc n’apprécie pas du tout l’humour de Stéphane Guillon… et l’affaire aurait pu en rester là, mais nos confrères de L’Express ont demandé ce que pensait Stéphane Guillon de son portrait. La réponse ne s’est pas faite attendre.
« J’ai été très impressionné par les débuts d’humoriste d’Alain Minc. Je savais que le garçon jouissait d’une puissance comique indéniable (…) Cela dit, son billet comporte quelques maladresses (…) M. Minc parle de mes yeux « vidés par la bêtise ou, qui sait, par la cocaïne ». Insinuer que je puisse prendre de la cocaïne est diffamatoire. Si M. Minc souhaite s’inscrire durablement dans une carrière d’humoriste, il ne faut surtout pas qu’il commette ce genre de bévues », écrit Stéphane Guillon.
L’intégralité de ce duel est à lire ici et là.