France Télévision : la nomination de Bompard repoussée
« C’est un vent de panique et de colère qui a secoué l’Elysée tout ce week-end », rapporte notre confrère Renaud Revel dans un article sur la nomination d’Alexandre Bompard à la tête de France Télévisions. Il explique que la publication dans la presse d’informations précises sur ce dossier « a déclenché une tornade à l’Elysée et obligé Nicolas Sarkozy à réagir au quart de tour ».
« Rendu furieux par la tonalité critique d’un certain nombre d’articles, (dont un publié sur le site Médiapart) et par de nombreuses fuites en direction de la presse, le chef de l’Etat a convoqué samedi soir à la Lanterne une réunion de crise à laquelle ont participé un poignée de conseillers du président, ainsi qu’un représentant du groupe Lagardère dont Alexandre Bompard est le salarié, peut-on lire sur le site de « L’Express ». Sarkozy a tonné. Furieux, il a reproché à ceux qui sont aux premières loges de ce dossier de s’être trop agité, d’avoir trop parlé avant que son choix ne soit définitivement annoncé.
Houleuse, cette réunion s’est achevée sur une consigne stricte: plus un mot à l’extérieur ! Et sur une décision: je sursoie à toute nomination. » Après l’affaire « Copé » favorable au maintien de la publicité avant 20 heures sur France Télévisions et l’affaire « Courbit » sur la rachat de France Télévision Publicité, l’affaire « Bompard » porte un nouveau discrédit sur le management de Nicolas Sarkozy.