Arielle Dombasle électrise La Cigale
La chanteuse Arielle Dombasle a choisi La Cigale, music-hall parisien où Cocteau animait ses soirées futuristes annonciatrices du Surréalisme, pour donner mercredi soir le premier de ses deux « Live glam vidéo shows », version scénique toute en extravagances de son album « Glamour à mort ».
Débarquant sur scène en body bouffant lamé et juchée sur des bottes à hauts talons, Arielle Dombasle a donné libre court à son personnage de diva excentrique que le musicien et auteur Philippe Katerine célèbre dans cet album aux accents pop-électro acidulés, écrit sur mesure en totale autodérision.
Accompagnée par quatre musiciens, la chanteuse a invité son public à un « voyage intersidéral » à grands renforts de rayons lasers et de clips vidéo déjantés, projetés en fond de scène.
Au fil des chansons, Arielle Dombasle incarne une super héroïne extraterrestre échappée d’une bande dessinée psychédélique.
« C’est « strange ». C’est mystique. C’est Katerine. C’est Arielle! », prévient-elle, avant d’être rejointe par deux danseuses du Crazy Horse déguisées en lapins roses pour le titre « Où tu veux ».
Le temps d’enfiler un fourreau noir pailleté, Arielle Dombasle laisse la place à deux catcheurs pour un interlude inattendu, avant de revenir pour une reprise de « l’Air du froid », extrait du Roi Arthur de Purcell, et plusieurs classiques latino dont « Amor Amor » et « Quesas Quesas ».
Philippe Katerine la retrouve sur scène pour plusieurs titres dont « Poney rose », chanson coécrite avec la dessinatrice et cinéaste Marjane Satrapi. Arielle Dombasle enchaîne avec « A la Néandertal », pop-rock enflammé et comique, occasion pour elle de fêter « 40.000 ans d’amour et d’eau fraîche », tandis que les filles du Crazy ont endossé des peaux de bêtes.
A l’heure des rappels, Bernard-Henry Lévy, au 3e rang, ne cache pas son enthousiasme pour l’artiste, son épouse à la ville, tout comme leurs invités dont l’ancien ministre Jack Lang, le couturier Jean-Paul Gaultier, les photographes Pierre & Gilles et le philosophe André Glucksmann.